Sékou Koureissy Condé président de la plateforme Convention des acteurs non étatique de Guinée (CANEG) s’est exprimé lundi 15 janvier 2018, sur la célébration samedi dernier à Kankan de la fête nationale de l’indépendance de la Guinée. D’entrée de jeu, Docteur Koureissy Condé dénonce la manière par laquelle cette fête a été célébrée à Kankan.

« Je regrette du fait de déplacer tout Conakry pour Kankan. Je ne trouve aucune explication à cela, si ce n’est une forme de campagne. C’est Kankan qui doit fêter dans ce cas précis, on a eu l’impression qu’il y a eu un peu de politique, un peu d’administration, un peu de présidentielle, beaucoup de choses à la fois, notre société a besoin de se nourrir, de prendre ses responsabilités, de faire attention aux dérapages de quelques formes que ça soit. Parce que nous voulons le développement, nous voulons être un pays développé tout simplement », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, il a abordé la question relative aux élections locales prévues le mois de février prochain. Il déplore le fait que les candidats à ces élections ont été choisis sur une base ethnique.

« Malheureusement, l’État cautionne cela, le Premier ministre doit-être à la basse côte, le président de l’Assemblée doit-être de la forêt, etc. On est en train d’institutionnaliser le phénomène. On sort de la compétence, on sort de la reconnaissance mutuelle. Il faut que les Guinéens arrivent à prendre leur responsabilité, et de partir de la considération selon laquelle, tel n’est pas de la même ethnie que moi, il n’est pas éligible, je ne voterais pas pour lui », a-t-il renchéri.

Concernant le discours prononcé par Alpha Condé à cette occasion, Monsieur Condé ajoute : « Moi, je pense que du point de vue communication publique, notre chef de l’État n’est pas très en forme. Il n’est pas très à l’aise. On doit sortir du discours du président du RPG pour avoir un président de la République, d’un chef d’État, qui incarne le passé, le présent et le futur, qui symbolise l’unité. Quand il s’exprime qu’on voit l’avenir, la vision, dans quel pays on doit se retrouver dans les quinze, vingt ans à venir, que ça soit lui ou quelqu’un d’autre. Je pense qu’il y’a beaucoup de travail à faire à ce niveau », a-t-il conclu.

Amadou Diouldé Diallo pour Journal Guinée

BY JOURNALGUINEE